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Enfants en danger

Enfants en danger

Bastien, 3 ans, mort dans la machine à laver… Une fillette de deux enfermée dans le coffre d’une voiture depuis sa naissance… Un adolescent de 13 ans retrouvé le crane ouvert, le visage et les bras ensanglantés, pieds nus dans la rue après avoir reçu une correction pour avoir pris une poignée de sucre… Une adolescente violée par son professeur…

Autant de titres qui invitent l’horreur à la une de notre actualité, et à chaque fois cette même  sensation de décalage irréel entre les photos des visages angéliques de ces enfants et les atrocités qu’on leur a fait subir. Parent, grand frère, professeur… Les auteurs de ces monstruosités sont trop souvent censés être des figures rassurantes de leur entourage.

Les enfants sont décrits dans le Saint Coran comme un précieux cadeau qu’Allah octroie à qui Il veut parmi Ses serviteurs : « A Allah appartient la royauté des cieux et de la terre. Il crée ce qu’Il veut. Il fait don de filles à qui Il veut et fait don de garçons à qui Il veut. Ou bien Il donne à la fois garçons et filles. Il rend stérile qui Il veut. Il est certes Omniscient et Omnipotent. »[1]

Les enfants sont donc un présent divin pour lequel nous nous devons d’être reconnaissants. Allah le Très-Haut a fait des parents les bergers responsables du bien-être et de l’éducation de leur progéniture. Pourtant, selon l’OMS, des études internationales démontrent qu’un quart des adultes déclarent avoir subi des violences physiques dans leur enfance ; qu’une femme sur 5 et un homme sur 13 affirment avoir subi des violences sexuelle ; que chaque année, plus de 41 000 enfants sont victimes d’homicides. L’organisation estime qu’environ 100 000 enfants seraient en situation de danger.

Des chiffres effroyables, ne permettant de quantifier qu’un type de maltraitance : les violences physiques. Cependant, la maltraitance infantile s’étend aussi aux violences morales, affectives ou psychologiques ainsi qu’aux traitements négligents et, dans certains pays, à l’exploitation commerciale des enfants. En résumé, la maltraitance comprend tout comportement entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité, dans le contexte d’une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir.

Si la plupart des sociétés pénalise les violences physiques et les sévices sexuels, il est difficile de repérer les cas de négligence ou de préjudices affectifs. Pourtant, le Prophète sws avait attiré notre attention sur ces comportements lorsqu’Al-Aqra’ ibn Habis l’ayant vu embrasser son petit-fils Al-Hassan s’était étonné et avait déclaré : « J’ai dix enfants et je n’en ai jamais embrassé un seul ! » pensant qu’il s’agissait là d’une marque de virilité dont il pouvait se féliciter. Le Prophète sws lui avait alors répondu : « Celui qui ne se montre pas miséricordieux, Miséricorde ne lui sera pas faite. »[2] Par ces mots, il voulut montrer la gravitée d’un tel comportement et la menace divine pesant sur ceux qui privent leurs enfants du minimum d’amour auquel ils peuvent prétendre de la part de leurs parents.

Quant à ceux qui n’avaient pas le bonheur de grandir parmi les leurs, le Prophète sws n’a eu de cesse d’encourager à combler cette carence affective déclarant par exemple que celui qui caresse la tête d’un orphelin aura la récompense d’une bonne action pour chaque cheveu qu’il touchera.[3]

Les enfants sont les adultes de demain et ils ont le droit de pouvoir grandir et se construire dans un environnement sain garantissant leur protection et leur épanouissement. Ces droits fondamentaux commencent dès les premiers jours de vie, au stade embryonnaire puisque la Législation Islamique prévoit la protection de l’embryon dès les 40 premiers jours de grossesse. Il n’est pas permis à la mère ni à aucune autre personne de lui porter atteinte ni de le mettre sciemment en danger.

enfant maltraite

L’OMS souligne que la lutte contre la maltraitance passe certes par l’éducation des enfants et leur mise en garde mais en premier lieu par l’éducation et la sensibilisation des parents. Encore une fois, notre Prophète sws avait conscience de cela. C’est pourquoi il disait à ses Compagnons : « Le meilleur d’entre vous est le meilleur avec sa famille. »[4] Et dans certaines versions il rajoutait « et je suis le meilleur d’entre vous avec ma famille. » Non par vantardise mais afin que ceux qui désirent améliorer leur comportement avec leurs proches trouvent en sa personne un modèle et un exemple. En effet, il était très doux à l’égard des enfants. Anas ibn Malik, surnommé le serviteur du Messager d’Allah pour avoir été placé à son service à l’âge de dix ans par sa mère, formule le témoignage suivant : « J’ai servi l’Envoyé d’Allah (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) pendant dix ans. Il ne m’a pas dit une seule fois d’une chose que j’ai faite, pourquoi l’as-tu faite, ni d’une chose que je n’ai pas accomplie, pourquoi l’as-tu délaissée. » Dans une autre version rapportée par At-Tabarani, il affirme que le Prophète sws ne l’a jamais frappé, ni réprimandé et qu’il n’a jamais affiché à sa encontre un visage renfrogné, à une époque où, faut-il le rappeler, les maîtres avaient droit de vie et de mort sur les serviteurs. Il affirme qu’en dix ans c’était plus le Messager d’Allah qui l’avait servi que l’inverse ! C’est que les adultes se devraient d’être au service des enfants, gardiens de leur intégrité morale et physique, enseignants, éducateurs et conseillers à chaque étape de leur vie.

Malgré le développement de nos sociétés, trop d’enfants sont encore privés des conditions favorables à leur épanouissement personnel et social, en proie aux violences morales, physiques ou sexuelles ; menaçant de devenir eux-mêmes des tortionnaires pour leur future progéniture car on le sait, les enfants ayant subi des maltraitances sont plus enclin à les reproduire. Toujours selon l’OMS, voici la liste des facteurs favorisant les cas de maltraitances :

  • la difficulté à établir un lien avec un nouveau-né ;
  • le manque d’attention pour l’enfant ;
  • le fait d’avoir soi-même subi des maltraitances dans l’enfance ;
  • un manque de connaissances sur le développement de l’enfant ou des attentes irréalistes ;
  • l’abus d’alcool ou de drogues, y compris durant la grossesse ;
  • l’implication dans des activités criminelles ;
  • le fait de connaître des difficultés financières.
  • l’éclatement de la cellule familiale ou des violences entre d’autres membres de la famille ;
  • l’isolement par rapport à la communauté ou l’absence d’un réseau de soutien ;
  • une perte de soutien de la part de la famille élargie pour l’éducation de l’enfant.

Il apparaît clairement que toutes les solutions ont été apportées par le Coran et la Sounna, qui préservent les individus des dommages de l’alcool, des drogues, des activités criminelles ; protègent les familles de l’éclatement en insistant sur l’importance des liens de parenté et encouragent la vie en communauté afin de prévenir les méfaits de l’isolement.

Brisons ce cercle vicieux afin que plus aucun enfant n’ait à vivre ces situations que nul ne devrait avoir à supporter !

[1] Sourate La concertation, versets 49 et 50.
[2] Hadith transmis par Abu Houreyra, unanimement reconnu authentique.
[3] Hadith transmis par Abou Oumama, rapporté par l’Imam Ahmed.
[4] Hadith authentique transmis par notre Mère Aicha et rapporté par At-Tirmidhi.



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